fév 15 2009
Québec, la quémandeuse
Que penser de cette situation financière qui oblige une collectivité territoriale à demander du soutien à un palier supérieur pour des responsabilités qui lui sont propres : les infrastructures, l’éducation, la santé?
Que penser, sans prendre un malin plaisir à noircir la classe politique qui a pour objectif premier de gagner des élections par des tractations et des promesses, de ces politiciens qui se pensent indispensables?
Est-ce valorisant d’être constamment à la remorque d’un palier supérieur pour qu’il nous redonne par la voie d’un système de péréquation, le fruit des deniers publics perçus au Québec?
Le Québec me fait penser à un couple avec deux ou trois enfants, propriétaire d’une maison bien ordinaire, fortement hypothéquée, dont le revenu net d’impôt consiste à ne rembourser que les intérêts sur la dette, à se nourrir et à faire instruire les enfants jusqu’à la fin du primaire. L’épargne est impensable. Le couple ne sait à quel saint se vouer pour que l’instruction des jeunes se poursuive et pour obtenir des sous afin de réparer une maison qui en a grandement besoin. Il a l’impression que son salaire serait suffisant s’il ne payait pas tant d’impôts. La seule issue est de solliciter de l’aide ou un don, humblement et avec insistance. C’est le Québec quémandeur sous la houlette du fédéral.


