fév 15 2009

L’imbroglio canadien

Publié par Denis

Avez-vous déjà vu une entreprise qui délègue sa gestion à deux administrations pour la poursuite de ses affaires? Moi, non. Si vous en trouvez, vous m’en faites part. Eh bien!, le Québec, lui, est administré par deux parlements qui peuvent, en plus, changer les modalités des mandats. C’est là que le trouble commence. Il est donc normal de considérer que le Canada, à cause de sa gestion inacceptable, soit un pays de compromis où les partis doivent mettre de l’eau dans leur vin.

Il faut corriger ce non-sens que le Canada soit un pays de compromis. D’une part, le Québec dans cette position est à la merci du fédéral qui prélève des impôts au nom des provinces et qui les utilise selon sa politique. D’autre part, Québec gère ses ressources naturelles et humaines avec les deniers publics qui lui restent, l’obligeant à quêter auprès d’Ottawa pour le manque à gagner.

Le plus navrant, c’est que les deux gouvernements sont dans un état de compétitivité, au lieu d’unir leur effort pour le bien-être des citoyens. Le fédéral se donne des droits de dépenser dans des juridictions provinciales entraînant des frictions entre ces deux paliers.

Avec cette incursion dans les domaines provinciaux, la population est, de ce fait, prise au piège, et les deniers publics ne sont pas répartis selon les responsabilités qui reviennent à chacune des provinces, ou du moins pas selon leur état d’esprit.

Le fédéral a généré des surplus de 13,5 G pour 2007-2008. Il a réduit les taxes à la consommation d’un autre 13 G par année et, en trois ans, il augmente les frais de l’armée de 4 G par an. De plus, par l’assurance-emploi, il a soutiré aux travailleurs, en dix ans, 55 G. Il a reconnu le déséquilibre fiscal, admettant avoir trop taxé les contribuables en neuf ans d’une somme de 38 G, s’engageant à le remettre aux provinces. Pendant que le fédéral encaisse au delà de son budget de dépenses, le Québec ne voit pas le jour où il pourra espérer rembourser ses emprunts.